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la ville des fleurs, 
la ville qui soigne !

MAHAJANGA

Majunga, la ville des fleurs
qui soigne !

Mahajanga, francisé en Majunga, plus grande ville de la côte ouest de Madagascar, tiendrait son nom soit du malgache ''Maha Janga'' ('qui apporte la guérison'), soit plus vraisemblablement du swahili ''Mji angaïa'' ('Cité des fleurs'). On comprend déjà de par cette 2ème origine de son nom que Mahajanga est un carrefour, une ville de rencontres et d'échanges, largement ouverte sur le Canal du Mozambique, les Comores toutes proches, l'Afrique, le Moyen Orient et l'Europe.

2ème port de Madagascar après Tamatave, Majunga est aussi l'une des villes, si ce n'est la ville la plus chaude du pays. La saison des pluies est marquée de très fortes pluies mais courtes et vite séchées par le soleil, tandis que la saison sèche est ... vraiment très sèche. Mahajanga est également un des lieux de villégiature de prédilection pour les habitants de la capitale de Madagascar, Antananarivo. Le climat sain de Majunga, ses belles plages de sable blanc, sa nature encore préservée, la beauté de ses paysages en font un endroit idéal pour y passer quelques temps lors de vos vacances à Madagascar.

Les partenaires de Majunga Découverte, hôtels et chambres d'hôtes, restaurants, bars, discothèques, entreprises vous souhaitent la bienvenue à Mahajanga et sur la côte ouest de Madagascar.

Ils se feront un plaisir d'organiser vos vacances selon vos envies : de la culture grâce à l'Alliance Française, mais aussi la nature, du sport et aventure, la découverte des populations. Quant aux entreprises, elles pourront vous aider dans le développement de vos affaires à Mahajanga et Madagascar.

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GROTTES INEXPLORÉES

Tout aussi magiques, les grottes d’Anjohibe, accessibles au bout de 80 kilomètres de piste, déroulent un dédale de galeries dont une grande partie est encore vierge de toute exploration. À la suite d’un guide, on s’aventure au milieu de stalactites, stalagmites, dans des salles majestueuses traversées par une rivière souterraine et habitées par une faune exotique.

Autour des grottes, les mouvements hydrogéologiques ont sculpté des paysages éblouissants tels que le lac d’Andranojoby aux allures de piscine naturelle. Ses eaux se déversent du haut d’un rempart en formant la spectaculaire chute de Mahafanina. Ces sites d’une rare beauté constituent une raison supplémentaire de partir à la découverte de Mahajanga. 

LÉMURIENS RARES

Au Sud de Majunga, le parc national d’Ankarafantsika préserve forêts, rivières et lacs, qui abritent des caméléons, crocodiles, lémuriens et plus de 130 espèces d’oiseaux, dont la moitié est endémique. Il est notamment le refuge de deux espèces de primates minuscules, dont les timides Microcebus aux grands yeux en forme de bille. Plusieurs sentiers de randonnée invitent à s’évader dans cet univers enchanteur.

Le Cirque Rouge

Il suffit de s’éloigner de l’animation de la ville pour plonger en pleine nature et contempler des sites exceptionnels. Au nord, à quelques pas de la plage d’Amborovy, le massif du Cirque Rouge laisse admirer ses strates d’argiles aux couleurs différentes. Un peu plus loin, le lac sacré de Mangatsa, peuplé de carpes et anguilles, ouvre une fenêtre sur les rites sakalavas.

Mahajanga, 
Majunga ( en Français )

UNE VILLE COSMOPOLITE

Au nord-ouest de Madagascar, Mahajanga se déploie, baignée par le canal du Mozambique. Ignorée par les tours opérateurs internationaux, cette ville authentique figure fièrement en tête des destinations de vacances préférées des Malgaches. Nichée dans une région naturelle variée, Mahajanga recèle de surprises à dévoiler.

UNE VILLE COSMOPOLITE

Près de 600 kilomètres séparent Antananarivo, capitale malgache, à la côte ouest de l’île. La Betsiboka, qui prend sa source dans les hauts plateaux, suit un itinéraire similaire. Arrivée dans les plaines de l’ouest, elle s’élargit pour former la baie de Bombetoka, où elle déverse ses flots rouges. Sur la rive nord de l’estuaire du fleuve se dessine Mahajanga.

De quand date exactement la fondation de cette ville portuaire, la plus importante de la côte ouest de la Grande Île ? Les sources divergent et s’accordent sur un fait : Mahajanga est la capitale du royaume de Boina de l’ethnie sakalava au début du XVIIIe siècle, avant d’être annexée par le royaume des Merina en 1820. Les Antalaotra, une ethnie aux origines arabes, africaines et locales, y auraient établi un comptoir plusieurs siècles plus tôt. Des marchands indiens s’y installent entre les XVIIIe et XIXe siècles. Les Français l’occupent jusqu’à l’indépendance du pays. Cette histoire riche, combinée à une position géographique favorisant les échanges avec l’Afrique, les Comores, l’Inde et la Chine, fait de Mahajanga une ville cosmopolite. 

Surnommée « ville des Fleurs » ou « ville qui guérit », fameuse pour ses boutres, elle possède dans son centre un curieux assemblage d’architectures reflétant son passé. Bâtiments coloniaux à l’étage fermé de persiennes ouvragées, maisons de style indo-musulman, commerces au style moderne, églises, mosquées et édifices contemporains s’entremêlent. 

Incontournable, le Bord est prisé des locaux. Cette promenade, ponctuée de bars, restaurants et d’une partie des hôtels de Mahajanga, longe le front de mer. Elle s’anime chaque soir avec ses manèges et ses vendeurs de Masikita, barbes à papa et autres saveurs. Un baobab monumental, symbole de la ville, trône à l’entrée de cette avenue fréquentée aussi par les touristes malgaches. La météo de Mahajanga, toujours agréable, et ses quatre plages ourlées de palmiers et cocotiers les attirent.

MAHAJANGA ou MAJUNGA (en Français)

La ville des fleurs...la ville qui guérit !

Mahajanga (ou Majunga en nom francisé et Massali au xviiie siècle) est une ville portuaire de la côte nord-ouest de Madagascarcapitale de la province de Mahajanga et chef-lieu de la région Boeny.

Elle se trouve à l'embouchure du fleuve Betsiboka, sur le canal du Mozambique, à 550 km au nord-ouest d'AntananarivoSon aire urbaine est estimée à 244 279 habitants en 2014.

La ville occupe sur des terres calcaires et alluviales, l'extrémité de la rive nord de l'estuaire de la Betsiboka, descendue -avec son affluent l'Ikopa- des hauts plateaux de l'Imerina. L’estuaire s'élargit en une baie de 10 km de large (baie de Bombetoka), pénétrant si profondément dans les terres que la rive opposée paraît à l'observateur être celle d'une île.

Quartiers centraux

La ville originelle est dominée par une colline haute d'une soixantaine de mètres, dite Androva, (du nom de l'ancien palais royal merina, le rova). La colline porte un phare, l'hôpital public universitaire, et une caserne. Au pied d'Androva, du côté de la baie, le quartier historique dit « Mahajanga Be » est percé de larges avenues, avec de beaux bâtiments administratifs à varangues et persiennes de la période coloniale (la Résidence (1902), le Tribunal, la Trésorerie) mais aussi des édifices publics modernistes en béton armé constituant une collection assez remarquable, (cinémas, magasins, bureaux, cathédrale), datant des années 1950 à 1970.

Sur le flanc d'Androva, le Plateau des Tombes, encore appelé Mangarivotra, est une zone résidentielle de grandes villas, dominée par un grand bâtiment administratif dit le « Bloc ». Autour de ce plateau sont édifiés plusieurs établissements scolaires (Lycée Saint Gabriel, Collège de Simon de Montfort, collège FJKM, Lycée d'état Ph. Tsiranana, Collège Nicoletta).

La promenade du front de mer, dite « Le Bord », ponctuée par un baobab emblématique, (circonférence de 14 mètres) attire tous les soirs une foule de Majungais et de touristes ; le dôme d'une vaste succursale de la Banque nationale (Banky Foiben'i Madagasikara) lui ajoute depuis 2005 un cachet néo-oriental. Il est bienvenu : en arrière de cette voie littorale se trouve le cœur historique de Mahajanga Be, le quartier des mosquées et madrassas indo-pakistanaises, de différents rites, parfois très anciennes. Mahajanga Be, lieu de premier établissement des communautés venues de l'Inde au rythme des moussons, s'est un peu assoupie, avec ses rues sablées, ses maisons souvent fermées. La Pointe aux Sables porte un vieux sémaphore et l'École de navigation malgache (ENEM).

Plus proches du nouveau centre de gravité de la ville, plus animés et bien plus densément peuplés, sont les quartiers dits de Manga, aux abords de l'Hôtel de ville ou Lapan'y tanàna, construit en 1955 (fresques de Gianeli et bas-reliefs de Leclerc.)

faisant face au siège du district, ou Faritany) et celui de Mahabibo (Marché important et grande mosquée Comorienne). Ils se trouvent au croisement des deux axes routiers majeurs de la ville : celui vers la RN4 menant à Antananarivo, à 560 km) et celui vers l'aéroport (6 km) et les plages (12 à 15 km). Le bâti n'excède jamais cinq étages, avec des vastes espaces peu construits en arrière des façades, tandis que le commerce informel s'est emparé du trottoir en avant de celles-ci.

Les faubourgs de l'est et du nord

À l'est de ce centre relativement dense, la croissance de la population est forte dans des quartiers populaires et plus récents : l'Abattoir et Morafeno, développés sur un plan en damier tandis que ceux d'Ambalavola, de Tsararano, encore champêtres vers 1980, se densifient de façon plus désordonnée. L'habitat précaire s'y consolide rapidement. (Ils sont mieux desservis par le bitumage récent (2011) des voies d'accès, et la réfection des passerelles sur le canal du vallon Metzinger, exutoire vers l'estuaire du fleuve.)

La gestion des écoulements dans les quartiers neufs est problématique

La marée peut en effet atteindre des amplitudes importantes à Mahajanga, (4 mètres en vives-eaux) inondant régulièrement certains quartiers bas le long du fleuve comme Aranta, quartier de pêcheurs aux terre-pleins fragiles consolidés par des sacs de sable. Mais de nombreux autres quartiers sont inondables plus exceptionnellement, notamment 'Tsararano ambany, Fiofio, lorsque au flux de la marée s'ajoute la crue de la rivière Betsiboka et l'effet d'une dépression cyclonique. Ils occupent un espace naturel quasiment plat de 500 hectares à proximité immédiate du centre-ville. Ce vallon Metzinger regroupe dix fokontany et près de 80 000 habitants. Sa situation en zone de bas-fonds en fait une zone fréquemment inondée et insalubre (il constitue notamment un foyer dangereux d'épidémies de choléra, la dernière datant de 1999). Cependant, il voit sa population en accroissement rapide, la pression foncière poussant les habitants à s'installer dans le vallon, très souvent de manière informelle.

Un réseau d’assainissement à ciel ouvert avec un canal de 3 km, collectant des canaux secondaires permet l’évacuation des eaux usées vers l’estuaire de la Betsiboka. Cet aménagement a permis de limiter les périodes d’inondation grâce à une évacuation plus rapide des eaux, mais a cependant « provoqué un afflux important de la population sur les zones nouvellement drainées » selon ses promoteurs (Ircod Alsace et CUM de Mahajanga.)

Intimement liée au régime des eaux de l'estuaire, la ville basse est donc particulièrement sensible aux effets du changement climatique et notamment à l'élévation du niveau des océans.

L'extension de Mahajanga se fait aussi vers le Nord sur des terrains plus élevés, extension résidentielle dans le quartier d'Ambondrona, près de l'université et du Lycée français (collège F. Dolto), et plus populaire vers le nord-est, à Antanimasanjo le long de la RN4 où se trouvaient des usines de textile jadis importantes (Sotema, Fitim), et où a été créé à partir de 1999 le village d'entreprise du VIM (Villagio Impreza Madagascar).

La façade maritime de la ville

Les vastes emprises du Port de Commerce (où les grands navires n'accostent plus, les opérations de chargement se faisant en rade, au moyen d'allèges remorquées) occupent les quais de la Bombetoka sur un kilomètre environ. Ils sont prolongés en aval par le célèbre Port aux Boutres, bassin d'échouage à flot et de chargement pour des dizaines de cargos à voiles desservant la côte ouest de Madagascar ; et en amont par un chantier naval, et l'embarcadère du bac vers la rive sud de la Baie, à 10 kilomètres. Cet embarcadère est la porte d'accès au village de Katsepy et à la route vers Soalala (sucrerie réhabilitée, mine de fer en projet). En retrait de cette zone portuaire, à Ampasika, sont installés les sièges et usines frigorifiques des sociétés de pêche et d'aquaculture (Aqualma, Unima), les grossistes en pièces auto, les collecteurs de raphia...

La côte proprement maritime, ouverte directement sur le canal du Mozambique est longée par la Corniche, qui débute au baobab géant, où se succèdent les plus beaux hôtels (la Piscine, les Roches Rouges, le Phare, le Karibu Lodge...), jusqu'au petit Port Schneider, où se situe la Direction des Pêches, l'École de Charpenterie Navale, et une digue de deux cents mètres portant un oléoduc menant à terre aux cuves géantes de la Solima. (capacité 28 500 m3) La côte se poursuit par la plage et le quartier dits du « Village touristique », que la passe d'Antsahabingo, lagune servant d'abri aux grandes pirogues de pêche et aux voiliers faisant le fret de bois d'œuvre, sépare des plages réputées d'Amborovy, - configuration naturelle imposant aux citadins un détour d'environ quinze kilomètres pour leurs sorties dominicales. Des travaux de réhabilitation de la voirie du Village touristique ont débuté en septembre 2014 pour recréer un axe de circulation parallèle à la plage, et un projet de liaison douce au travers d'Antsahabingo est évoqué.

En arrière de ce paysage balnéaire, les terrains de sport des Gradins (aménagés par la Corée du Nord en 1980) ont été amputés en 2010 de deux hectares pour permettre la construction d'un nouvel hôpital Manara-penitra (constructions aux normes internationales) à Mahavoky, financé notamment par la Chine.

Histoire

Nouvel hôpital de Mahajanga - De la série des établissements hospitaliers « Manaram Penitra » décidés par la présidence de la Transition, et inauguré en 2013.

Le nom Mahajanga signifierait « qui guérit »[réf. nécessaire]. La tradition raconte en effet qu'un roi qui cherchait un remède pour guérir son fils fit le tour de l'île et, à son arrivée à Mijangaïa (« cité des fleurs », son ancien nom), déclara : Maha, janga ity tananà ity, et que le nom serait resté. Une autre version voudrait que la ville tienne son nom d'une fleur, l'angaya, apportée par les arabes au xve siècle.

Dès la Préhistoire la région est probablement habitée : la découverte de traces de découpes sur des ossements d'une espèce d'hippopotame nain aujourd'hui disparue a été effectuée dans l'immense grotte d'Anjohibe située à 30 km au nord-est de Mahajanga, aux abords de la Mahajamba. La datation au radiocarbone a fait remonter ces ossements à environ 2 000 ans avant notre ère. Cette découverte a fait reculer la date d'arrivée des premières populations humaines à Madagascar de 1 500 ans. Ces deux baies voisines de la Betsiboka et de la Mahajamba se trouvent au carrefour de deux voies probables de colonisation humaine, l'une passant par les Comores pour une origine africaine, l'autre voie traversant l'île par le nord-est depuis Antongil pour une origine asiatique.

La ville de Mahajanga semble avoir été fondée au xive ou xve siècle par les Antalaotra, ou Antalaotse, navigateurs et pêcheurs arabes métissés de population africaines, venus en longues pirogues du golfe d'Oman via Zanzibar et les Comores, au gré du régime annuel des moussons de l'océan Indien.

Après l'organisation des clans de la côte ouest Malgache en royaumes, la ville fut capitale du royaume sakalava de Boina. La ville a connu au xviiie siècle une certaine prospérité comme entrepôt de richesses de la côte d'Afrique à destination de l'Inde. L'implantation d'une importante communauté indienne est établie à cette époque (6 000 familles signalées par Dumaine à Mouzangaïe en 1792).

Les rois Andriamisara Efadahy en furent les derniers souverains avant la conquête par Radama Ier, roi de l'Imerina, et l'instauration du Royaume de Madagascar en 1823.

La conquête du royaume Sakalave par la royauté Merina en 1824 marque une rupture dans les liens avec le nord de l'île, mais ne nuit pas à la prospérité de la ville ; les Américains y ouvrent un comptoir de négoce en 1830.

L'ouverture de Mahajanga sur les voies de communication maritimes, son ancrage alors favorable aux grands voiliers et sa familiarité avec les civilisations voisines en font une cible pour les puissances coloniales : c'est en effet à Mahajanga que débarqueront les corps expéditionnaires français, d'abord en 1882-1883, puis en 1895-1896, (15 000 combattants embarqués sur quelque 23 navires), engagées dans la conquête de l'île de Madagascar. En 1903, la population recensée était de 7908 habitants (parmi lesquels 646 indiens).

Le développement de la ville se fit très rapide après l'occupation française, au rythme imposé par la colonisation, avec des réalisations nombreuses (Quais dit Barriquand du port de commerce, route carrossable vers Antananarivo, hôpital d'Androva, etc.) En retour, les ressources locales, notamment agricoles, seront exploitées intensément : Dès la Première Guerre mondiale l'usine frigorifique de Boanamary en amont sur la Bombetoka, a servi à ravitailler les armées françaises en concentrant des zébus venus de tout l'Ouest. Suivront, sur le modèle d'économie de plantation avec des terres attribuées arbitrairement à de grandes compagnies concessionnaires, le tabac, le coton, le riz favorisé dans l'arrière-pays par de vastes projets d'irrigation (Marovoay, Ambatoboeny) qui feront vivre la ville et son port jusqu'en 1970. Fait moins connu, la ville - point d'arrivée du contingent Anglais envoyé pour chasser les Vichystes en septembre 1942 - a aussi servi de base arrière à la RAF pour le blocus de la Rhodésie blanche à la fin des années 1960.

En mai 1976, de graves incidents ont opposé la population locale aux immigrants d'origine grand-comorienne, entraînant le rapatriement massif de ces derniers. Les rotations aériennes vers Moroni, par un avion loué à la Belgique, au nombre de 50, ont commencé dès janvier 1977 et transporteront environ 9 000 personnes - d'où le nom de Sabenas donné un temps à cette communauté d'artisans et commerçants qui s'est réimplantée par la suite sans heurts.

La ville reste un relais important pour la surveillance du canal du Mozambique : une station d'écoute radio du Gouvernement américain est implantée à Belobaka, à 20 km de la ville.

Dans l'histoire récente de Madagascar, Mahajanga ne joue pas un rôle moteur (la troisième visite d'un chef d'état français à Madagascar, celle de Jacques Chirac en juillet 2005, a cependant commencé par cette ville). La ville est toutefois une caisse de résonance, sujette à des accès de fièvres, émeutes ou 'Rotaka', dirigées contre la communauté Karana (ou plutôt ses établissements commerciaux très présents. (2002, 2009), mais aussi contre ceux réputés proches du pouvoir (incendie des établissements Tiko).

Population

La ville est réputée hospitalière dans toute la Grande Ile ; on s'y sent bien accueilli, que l'on vienne des Hauts-Plateaux, du grand Sud ou du Nord, voire de l'étranger. On n'y parle pas de variante régionale du Malgache, ni sa version la plus académique, mais une langue réputée pour sa simplicité et son expressivité.

En ce sens, Mahajanga est une sorte de microcosme de Madagascar, qui regroupe des populations d'origine variée, coexistant de façon harmonieuse, le substrat Sakalava originel ne représentant que 10 % de la population. Les karana (indo-pakistanais) jouent un rôle économique tout à fait prédominant, avec la population d'origine comorienne, et quelques familles d'origine franco-malgache, voire anglo-malgaches, témoignant de l'ancienneté de la présence européenne - environ 1800 Français, dont la moitié de bi-nationaux, étaient recensés au consulat de la ville en 2004.

Religion

Mahajanga est le siège d'un évêché catholique. Il y a aussi une église orthodoxe, et des églises protestantes (FJKM), luthériennes, évangéliques, adventistes.

La présence musulmane est marquée par des mosquées et madrassas parfois très anciennes de rites chiites duodécimains, Aga-khanistes, Bhora et Khodjas à Mahajanga Be et sunnites d'influence comorienne (Notamment la grande mosquée de Mahabibo).Il y a un temple hindouiste à Mahajanga Be. Pour les Sakalava originaires du Boeny, Mahajanga est le lieu d'inhumation traditionnel du roi et le lieu d'un festival ethnico-religieux, le Fanampoana , au Doany de Miarinarivo à Tsararano où se presse une population fervente venue de toute la région Ouest. Le roi actuel, ou Ampanjakabe se nomme Andrianirina Désiré.

Patrimoine

Mahajanga détient un patrimoine historique et architectural reflétant toute son histoire, mais demandant des efforts de conservation. Parmi les vestiges historiques de Mahajanga Be, le beau marché couvert, aux charpentes métalliques type Eiffel demande une restauration urgente, ainsi qu'un immeuble aux vérandas ajourées de la même période, proche de la Gendarmerie ; certaines maisons indo-musulmanes des Indiens du Gujarat datant du xixe siècle, menacent hélas ruine (leurs portails de bois à croisillons ont fait l'objet d'une exposition et d'un recensement). Maisons de commerce à arcades et portiques, maisons coloniales à varangues; (voir par exemple la Résidence), ne sont accessibles que de l'extérieur. Le tribunal, aux patios et galeries très dégradés, fera l'objet d'une réhabilitation complète dans le cadre du projet annoncé en 2014 par la présidence.

Le bâti de l'ère post-coloniale, influencé par Perret ou Le Corbusier, est intéressant par son homogénéité, son bon état de conservation et les parti-pris modernistes des architectes.

Il existe un muséum, organisé sur des bases scientifiques, le Mozea Akiba, qui conserve des vestiges archéologiques et paléontologiques (fossiles de Dinosaures) ; il est actuellement hébergé sur le site de l'Université de Mahajanga .

Tourisme

Avec quarante établissements hôteliers classés et 1 500 lits répertoriés, Mahajanga est une destination phare de la Côte Ouest. Favorisée par son climat sec et venté, c'est la station balnéaire de choix des Antananariviens, et une destination de détente prisée des Comoriens, Mahorais et Réunionnais. Deux parcs naturels à proximité (Baie de BalyAnkarafantsika), curiosités (Cirque rouge, grotte d'Anjohibé, vestiges de dinosaures, et depuis 2013 réserve privée Reniala, aux portes de la ville) et surtout un littoral intouché au-delà de la plage du Grand Pavois sont ses atouts majeurs. C'est un tourisme « résidentiel », se heurtant toutefois à la difficulté d'inclure la ville, située en cul-de-sac, dans un circuit vers le Nord malgache (Nosy BéDiego-Suarez) pour les touristes plus itinérants. Les quelques lodges et hôtels de nature situés sur la côte entre la Betsiboka et la Lova, parfois prestigieux, sont desservis depuis Mahajanga en 4×4, bateau et avion légers. Des navires de croisière font de plus en plus souvent escale dans la baie.

Un grand projet de réhabilitation du littoral urbain, avec aménagement d'une plage ludique Soma beach, création de jardins, réhabilitation du Village touristique, liaisons douces entre les pôles favoris des touristes, a été lancé officiellement par le Président de la République en septembre 2014. Le premier volet est achevé, avec un boulevard et une jetée promenade constituant un pôle supplémentaire d'attractivité touristique.

Mahajanga souffre d'un problème chronique de tourisme sexuel

Transports

Le port de Mahajanga est le deuxième port de Madagascar. (trafic moyen 460.000T, scanner à conteneurs) C'est la voie d'accès naturelle à l'Europe, à l'Afrique orientale, au Mozambique en plein essor (Nacala à 354 milles) et bien sûr aux îles Comores. Mahajanga est une porte ouverte sur la côte ouest (aquaculture de la Mahajamba, bassin minier de Soalala), sur tout l'archipel des Comores, (L'île la plus proche, Mayotte, département français, n'est qu'à 224 milles). Hélas ce port est pénalisé par l'ensablement, et les routes maritimes et les choix logistiques l'ignorent de plus en plus.

Certaines lignes de navigation (MSC), relient la ville aux ports des Comores et de la côte orientale de l'Afrique (ZanzibarDar es SalamMombasa). Cependant, malgré la proximité, l'île de Mayotte n'est pas desservie par la voie maritime.

Cabotage : Le trafic des boutres, à voile ou motorisés, demeure actif en l'absence de réseau routier irriguant la côte Ouest. Des cargos mixtes en acier, desservent toujours Maintirano, Morondava vers le sud chaque mois. Concurrencé par la RN6 réhabilitée, le ferry Jean-Pierre Calloch qui desservait chaque semaine Nosy-Be, au nord n'est plus opérationnel.

Le transport de sédiments en suspension dans la baie de Bambetoka a évolué au cours des 30 dernières années, avec « une augmentation spectaculaire de la quantité de sédiments déplacés par le fleuve Betsiboka, et déposés dans l'estuaire et dans les lobes deltaïques au large »[réf. nécessaire]. Ces changements ont affecté l'agriculture, la pêche et le transport. Une étude bathymétrique est en cours en 2014 pour déterminer une politique de dragage efficace à long terme. Mahajanga a connu en mars 2004 un cyclone aux conséquences dévastatrices (Gafilo), qui a endommagé le promenade du bord de mer, les infrastructures portuaires, et occasionné le naufrage du ferry Samson (cent vingt victimes) et rendu les liaisons maritimes vers les Comores plus aléatoires.

Mahajanga est reliée à Antananarivo par la RN4, longue de 570 km. Le trajet exige une dizaine d'heures en voiture ; cet axe est réhabilité pour répondre aux besoins croissant du transport routier. Des coopératives de transport de passagers assurent un service régulier et rapide de taxi brousse (minibus d'une capacité théorique de 12 à 20 passagers).

L'Aérodrome d'Amborovy dessert Antananarivo, Nosy Be, plus localement Besalampy, Maintirano, Soalala, Mandritsara, Tambohorano, Analalava... et à l'étranger les ComoresMayotte et La Réunion.

Les moyens de transport locaux les plus prisés sont le réseau de transport public ou taxi be (fourgonnettes mercèdes aménagées). les Taxi 4L Renault et les pousse-pousse, complétés récemment par des triporteurs motorisés type Bajaj ou tuk-tuk. Mahajanga ne souffre pas de congestion automobile ; le réseau de transport en commun a des insuffisances cependant, et il n'est pas rare de voir de longues files d'attente, et des foules entières se déplaçant à pied pour revenir de la plage d'Amborovy ou de la promenade du Bord de mer.

Industrie et Recherche

Mahajanga est bien positionné pour être un centre actif d'industries de transformation. Si les usines textiles (Sotema) et de tabacs, jadis florissantes, sont fermées ou en déclin ; si les huileries (Mazava Huile) et savonneries sont menacées par les produits d'importation, une grande cimenterie est en projet sur le site de Boanamary au fond de la baie de Betsiboka.

La ville reste la base arrière d'une l'industrie emblématique de Madagascar, la valorisation de la pêche et de l'aquaculture de crevettes (Aqualma, groupe Unima, Somaqua, Aquamas, Somabio...) ; le Centre de développement de l’aquaculture de crevettes (CDA) à Amborovy offre une écloserie de géniteurs sélectionnés.

Sur le campus de l'université à Ambondrona, un autre centre de recherche le FOFIFA, produit des semences de qualité.

La fourniture d'énergie est problématique, la centrale thermique Jirama de Marolaka (avec une puissance installée de 130 600 kWh en 2008) étant en sous capacité chronique d'où de nombreux délestages et une politique d'équipement des particuliers et entreprises par des groupes électrogènes privés. Pourtant, les flux du canal de Mozambique, ceux de la mer vers l'estuaire créent un régime de vents soutenu, une forte amplitude de marées... et donc un potentiel éolien et hydraulique important. Ajouté à l'ensoleillement record de cette partie de Madagascar, ce potentiel devrait permettre une meilleure alimentation de la ville par des énergies renouvelables (Solarmad, une entreprise locale produit sur place des éoliennes installées dans des sites isolés de toute l'île)

La diversité au naturel

Bienvenue dans la charmante et insouciante région Boeny, inchangée, inébranlable, authentique et  fidèle au poste pour mieux accueillir vos découvertes et…  redécouvertes. «Mahajanga» est avant tout, et traditionnellement, la terre de bien-être et de santé par excellence. Mahajanga signifie littéralement «la ville où l’on guérit». Cela est certainement dû aux fleurs typiques «Mji Angaya», à qui la ville doit sa réputation  de «ville des fleurs», mais aussi à son climat sec et chaud. L’accueil y est chaleureux. Ne ratez surtout pas l’ambiance du soir le long de la «promenade des Anglais» version majungaise qu’on appelle «le bord», autour de l’inévitable baobab plusieurs fois centenaire. Passez un agréable séjour dans le Boeny!

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